El Jem

El Jem
Asdrem, Tasdremt ou encore Tistram indiquaient jadis l’actuelle cité d’El Djem de la Tunisie. On n n’est pas sûr de la graphie de ces appellations d’origine berbère, mais la notion du passage qu’ils portent dans leur sens est certaine, ce qui justifie la position d’El Djem au centre de l’axe routier nord-sud de la Tunisie sachant que presque une même distance d’un peu plus de 200 Km la sépare de la capital Tunis et de Gabés, pareil elle est d’environ 65 km de Sousse et de Sfax.
De mauvaises conditions naturelles caractérisaient la région steppique du centre-est de La Tunisie ; les précipitations y sont faibles et irréguliers et les terres à El Djem sont par conséquents peu fertiles ce qui ne permettaient pas aux autochtones de faire d’El Djem une importante cité.
Les Puniques qui l’occupaient plus tard, ne considéraient El Djem qu’une voie d’accès de la côte vers l’inter pays. Des Puniques d’ailleurs n’a resté ici qu’une nécropole et quelques objets en céramique ; produit artisanale qui maîtrisaient sa fabrication.
Quelques années après la destruction de Carthage en 146 avant J-C, c’est aux Romains à dominer El Djem pour qu’elle devienne Thysdrus dont l’avenir prospère et florissant, en se rapportant aux conditions défavorables de la région, n’était jamais prévu

Avec les Romains, Thysdrus jouissait au début du statut d’une cité libre économiquement et administrativement indépendante exceptée du stipendium (tribut lourd à payer). Elle devenait petit à petit l’une des cités majeures de la Tunisie romaine pour qu’elle atteignît son apogée à la fin du IIème et au IIIème siècles après J-C sous le règne des Antonins et des Sévériens.
Les champs d’oliviers se remarquablement étendaient et l’oléiculture devenait la base de l’économie thysdritaine très développée.
Le paysage architectural subissait aussi une forte romanisation qui a permis à Thysdrus, en premier lieu, d’avoir le statut d’une colonie honorifique où tous les citoyens sont romains, en deuxième lieu l’organisation de la cité et le type des monuments sont romains par excellence.
On ne peut pas passer par Thysdrus et ne pas parler de son majestueux amphithéâtre romain classé en termes de grandeur et de capacité au troisième rang à l’échelle mondiale après ceux de Rome et de Capoue et qui est depuis 1979 un monument du patrimoine mondial.
Il est difficile d’affirmer la date de sa fondation, mais ce qui peut être sûr c’est que l’amphithéâtre d’El Djem a été construit par les bourgeois de la cité au IIIème siècle après J-C. L’amphithéâtre est de 148 122m de dimensions et il peut accueillir jusqu’à 30 000 spectateurs.
Les jeux de gladiateurs s’y déroulaient, autrefois, entre bêtes féroces et combattants sur une arène de 64 39m délimitée par un mur sur lequel sont percées des portes qui permettaient l’entrée des animaux à partir de cellules souterraines communicante avec la place du jeu.
Le développement de l’architecture romaine à Thysdrus se manifeste aussi dans l’évolution du type d’habitation de la cité ; les petites maisons à cour ont cédé la place pour de luxueuses villas avec un péristyle et un jardin autour desquels s’organisent de différentes pièces à différents fonctions. Celles du réez de chaussée servaient généralement à recevoir les hôtes quant aux chambres de l’étage supérieur étaient réservées au propriétaire de la maison.
La maison d’Africa est récemment reconstituée pour mieux nous informer sur la façon de vivre chez les Romains. Cette demeure se trouve à côté du musée archéologique d’El Djem qui contient l’une des plus importantes collections de mosaïque romaine dont Thysdrus était le premier producteur et El Djem reste jusqu’à nos jours la capitale de la mosaïque en Tunisie.

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