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Tounseyya Digordeya: 1ere destination : Kerkennah la douce

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1ere destination : Kerkennah la douce

Samedi, le 10 mai 2014,

Réveillée animée d’un sentiment d’excitation entremêlé avec un peu d’angoisse, je sursaute de mon lit pour remplir mon backpack ; eh oui, le luxe de voyager dans son propre pays, tout faire au dernier moment 

Prête pour partir, je prends un taxi direction le rond point de Hay Erriadh pour retrouver Soumaya mon Travelmate. Une course de 1dt700 qui me coûte uniquement 1dt, encouragement de la part du conducteur. Un super début qui s’annonce !

1er autostop, avec les doigts qui se lèvent à peine, surtout pour Soumaya qui fait ça pour la 1ère fois de sa vie. Du coup, je me retrouve dans l’obligation de jouer le rôle de la superwoman, qui a toujours fait ça :p

Le 1er véhicule s’arrête au bout d’à peine 10 minutes. Au volant, Issam, 30 ans, jeune dirigeant national d’un, des partis les plus connus en Tunisie. Voilà, l’aventure commence déjà fort.

Une longue discussion avec Issam qui se termine dans une station services à 80 km de Sousse et hop, 2ème véhicule. Kamel, 27 ans, transporteur, originaire de Sidi Bouzid, travaillant dans le secteur du Sahel. Très actif, notamment membre fondateur d’une association caritative et ex membre d’un parti politique assez réputé, Kamel ne se laisse pas abattre par son travail, aussi fatigant soit-il. De quoi être fière d’une jeunesse Tunisienne ambitieuse qui va de l’avant ! un joli constat qui me réjouit encore plus.

Notre mini voyage avec Kamel s’achève à Sfax, où on saute dans le 1er taxi pour arriver à temps au loud de 16H30. On arrive de justesse, et hop, plus qu’une petite heure pour arriver à Kerkennah.

Les yeux rivés dans la mer bleue, les cheveux dansant au rythme de la fraiche brise tunisienne, on arrive à Kerkennah vers 18h.
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Impossible de trouver du transport du loud vers Ramla. Les voitures sont presque toutes parties sauf encore une peut être. Comme on dit « Qui ne tente rien, n’a rien », on s’approche de la voiture avec un large sourire et on demande poliment la direction. Bassem, au volant, n’hésite pas un moment à nous proposer de nous y conduire sur son chemin. On monte sportivement dans la male arrière de sa voiture commerciale a coté de sa 2ème tante, la 1ère étant assise à coté de lui. Arrivées à destination, nos nouveaux amis nous aident à retrouver la maison de jeunes où on va passer la nuit et nous invitent pour un café à la maison.

La maman de Bassem, sa cousine et sa grand-mère nous accueillent chaleureusement. Une très jolie maison assez modeste, super bien décorée avec les créations de maman. Une maman, qui, à l’image de la femme tunisienne, avec de simples journaux qu’elle enroule, des palmes qu’elle décore, des coquillages qu’elle ramasse ou encore les bouteilles d’alcool de son mari qu’elle transforme, fait de très jolies choses dignes d’une expo ! Le bonheur de voir cette vraie femme Tunisienne créative, travailleuse et optimiste.
Une belle journée s’achève avec un tour nocturne sous le ciel étoilé de Kerkennah, au dos de « Kahloucha », la moto de Riadh. Riadh, le fameux responsable dans la maison de jeunes, qui a TOUT fait pour qu’on se sente à l’aise et qu’on puisse voir ces raisons qui le rendent aussi amoureux de Kerkennah la douce!

« Kahloucha » sa super moto avec laquelle on a parcouru Kerkennah en long et en large, sous le soleil ou sous les étoiles, du Hsar, avec sa vue imprenable sur la côté, jusqu’à la Ataya avec son vieux port authentique et ses jolies vieilles maisons.
Et le « must » qu’on a eu la chance de vivre à Kerkennah ; aller à la pêche traditionnelle avec des pêcheurs locaux. Une pêche avec une ancestrale technique qui date de plus de 200 ans, un vrai héritage tunisien !

A bord de la barque de Chedly, on traverse la mer pour arriver à sa « charfeyya» comme par magie. Une « charfeyya » parmi des dizaines voire plus que Chedly reconnaît aisément et sans l’ombre d’une hésitation ! Tout commence avec la « charfeya » qui est le grand piège à poissons, petite surface de la mer, propriété privée de son pêcheur. Chaque « charfeyya » est composée de plusieurs mini pièges, chacun contenant des « drina ». Et la « drina » est le vrai piège, qui auparavant était fait en bois, aujourd’hui fabriqué en plastique. La pêche commence alors dès qu’on arrive à la « charfeyya ». Une fois le moteur arrêté, le pêcheur s’aide au moyen d’un gros bâton « Garya » pour guider la barque et s’arrêter devant chaque mini piège, ouvrir les filets, et faire sortir les « drina » l’une après l’autre, et ramasser les poissons pris dans le piège. Une fois tous les pièges visités, le tri des poissons se fait sur le chemin du retour.

On arrive à la plage après cette séance très physique, Chedly nous invite alors à déguster ensemble ces poissons frais pour nous récompenser de notre aide précieuse qui, en vrai, s’est résumée à des photos et des « waouh » répétés :D
Lundi 12 Mai 2014,

Réveil doux sur la vue apaisante depuis le large balcon du pavillon qu’on nous a offert si généreusement à la maison de jeunes et qui nous a coûté uniquement 4dt500 par personne pour 2 nuits, dont une nuit gratuite !

10H30, dernier petit café avec Riadh, à Kerkennah avant de continuer vers Djerba, l’île des rêves…
vEt les histoires insolites se continuent. Attendez la suite pour savoir ce qui s’est passé dans le Loud ;)

Plus d’info de Kerkennah

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